Contexte :
Deuxième album pour les marseillais de Day By Day avec ce The Enemy Still Remains une nouvelle fois mis en boîte par les bons soins de Christian Carvin. Après des remaniements de line up importants dans ses premières années, le groupe a su trouver une stabilité et avait déjà marqué des points avec son premier album en 2004. Depuis c’était un peu le silence radio, le groupe continuant son bonhomme de chemin de date en date. La signature sur la structure Première Partie aura donné à la bande une ambition nouvelle.Chronique :
Chronique litigieuse. Day By Day est un groupe à la sensibilité religieuse assumée, signé depuis sur un label, Première Partie, qui revendique clairement son appartenance à une certaine ‘scène chrétienne française’ (quel drôle de concept...). Aussi puant que soit ce genre de considérations communautaristes, Day By Day se retrouve donc, au milieu de rappeurs illuminés et de variétoche béate, sur un label qui a en tout cas mis les moyens pour produire un album très abouti. Et c’est bien là le problème, Day By Day malgré sa propension à citer le Saint Père à tout bon de champ, reste un des tous meilleurs groupes de mélo français, avec une capacité à pondre des mélodies poppy super efficaces rappelant sans problème No Use For A Name ou les Unco…« Ce disque est un témoignage de deux ans de vie d’un groupe, de nuits sans dormir, sur les routes, à faire la fête, à chercher son chemin et à se forger des amitiés qui comptent ». Day By Day livre ainsi un album dont les textes recoupent largement des thèmes récurrents de tout album punk rock du genre : le malaise adolescent, le gouvernement, la fashionisation, le cours du monde etc… La réponse est ici juste différente, là où d’autres appellent au soulèvement, à la rebellion, le groupe penche lui, pour le recours à la spiritualité, à une entité supérieure, à l'amitié... Et finalement pourquoi ne pas respecter ça, dans la mesure où le groupe ne tombe à aucun moment dans le rabâchage prosélytiste type « Jésus revient » ?Voilà donc la mise au point faite sur le fond. Car pour la forme Day By Day marque vraiment les esprits musicalement avec ce résumé de savoir-faire punk mélo. Ultra carré, dix titres, rapides, ‘blinkiens’ par instants (« Sundays No Longer Win »), agressifs à d'autres (les tempos, quelques cris, « Dictator In Disguise » par exemple…), portés par une voix impeccable sans trop d’effets, pas niaise pour un sou, à l’accent nickel… Que d’atouts chez ce groupe qui se permet de lorgner à plusieurs reprises sur les plates-bandes de certaines de ses références comme quand « Plugged » qui fait immanquablement penser à du Strung Out (dans ses penchants les plus mélo). Vraiment pas grand-chose à redire (prod comprise évidemment) tant chacun des 10 morceaux apportent quelque chose et est mémorisable avec un plaisir certain pour l’auditeur adepte de mélodie et de rapidité d’exécution (« It Takes Two Seconds To Speak & A Lifetime To Learn How To Shut Up », qui ouvre l’album, met direct dans le bain).Un album à siffloter sous la douche ou en voiture en fracassant ses index sur le volant (au feu rouge hein !), dix morceaux parmi ce qui se fait de mieux en France et même au-delà dans le genre. Les plus ironiques diront sans doute que ces quatre là ont été « touchés par la grâce », ce qui est sûr c’est qu’il serait dommage de se priver de petites perles mélo comme « Make Up World (Another Teenage Drama) » ou « She Loves Me Not » sous prétexte d’intolérance a priori… Le débat reste ouvert.(17/20)
PUNKACHU !
dimanche 18 novembre 2007
The enemy still remains- Review Eternel.ch
Les Marseillais sont de retour avec leur 2e album qui est à découvrir absolument.
Le menu de cet opus est appétissant, avec en entrée du gros son bien punk, bien énergique et bien enragé avec une petite pincée de hardcore.
Le plat principal est tout aussi rythmé, énergique, avec un style se rapprochant des groupes punks américains. Mais les Phocéens ont ajouté des sons mélodieux qui donnent aux morceaux un goût des plus succulent, à l’image de "Going Down" ou encore de "Plugged".
Le cd se termine sur "Sundays no longer win" un morceau qui vaut son pesant d’or, un style grunch, calme, avec une voix et un genre qui rappelle quelque peu Kurt Cobain. Le son du xylophone est du plus bel effet.
La pochette de l’album vaut également le détour. Elle est placée sous le signe de la cuisine asiatique avec en couverture une nourriture qui ne donne pas très envie. Je laisse à chacun le soin d’interpréter le sens de celle-ci. On sent que les Day by Day ont vraiment soigné les détails et le résultat est là : un album très abouti.
Le menu de cet opus est appétissant, avec en entrée du gros son bien punk, bien énergique et bien enragé avec une petite pincée de hardcore.
Le plat principal est tout aussi rythmé, énergique, avec un style se rapprochant des groupes punks américains. Mais les Phocéens ont ajouté des sons mélodieux qui donnent aux morceaux un goût des plus succulent, à l’image de "Going Down" ou encore de "Plugged".
Le cd se termine sur "Sundays no longer win" un morceau qui vaut son pesant d’or, un style grunch, calme, avec une voix et un genre qui rappelle quelque peu Kurt Cobain. Le son du xylophone est du plus bel effet.
La pochette de l’album vaut également le détour. Elle est placée sous le signe de la cuisine asiatique avec en couverture une nourriture qui ne donne pas très envie. Je laisse à chacun le soin d’interpréter le sens de celle-ci. On sent que les Day by Day ont vraiment soigné les détails et le résultat est là : un album très abouti.
The enemy still remains - Review Thrive magazine
French punk outfit Day By Day have a nice little gem on their hands with their Premiere Partie release "The Enemy Still Remains" (presumably the band is not referring to the band Still Remains as enemy?). This album will engage fans of the likes of MxPx and other (dare I say it here) pop punk groups while not disqualifying itself from appealing to fans of harder genres. It's distinctive from other similar sounding artists in that its themes are more serious than most who focus on girls or the Peter Pan syndrome of never growing up. The 10-track CD confronts issues of politics, popularity, personal delusions, faith and love -- deep, honest, and pretty darn punchy. Musically it shapes up to be great tunes fit for replacing some of that pop punk crap that litters shops and shelves without contributing anything worthwhile to life (except for the fat-cat record execs banking the money from teeny-bopper consumers).
The enemy still remains - Review Massilia's Burning
Le deuxième album de Day by Day s'est fait attendre, mais il est enfin là. Bien calé dans un superbe digipack, une fois de plus décoré à merveille par le remarquable coup de crayon de Christian Ung. Groupe injustement boudé sur Marseille (ils auraient du être aixois tiens), le quatuor nous offre dix titres de punk hardcore mélodique rudement efficaces. Le groupe a murit, se durcis parfois (excellentes Going down ou Dictator in disguise), mais ne cède pas au chantre de la surproduction gonflée à outrance et parviens à être ultra mélodique sans une once de mièvrerie. Les deux titres issus du single ne promettaient que du bon, ça se confirme en long format. Mélodies efficaces, rythmiques effrénées, riffs tranchants et chant en place, les Day by Day mixent allégrement skate punk et émo-core, entre la Californie et la Suède, dans la veine No use for a name, Satanic Surfers ou comme du MxPx en moins chiant. C'est raffiné, élégant, complexe et pour ne rien gâcher, le son de Carvin rend bien hommage au dynamisme fulgurant des compos. Le nouveau Day by Day est une réussite qui offre le meilleur du genre, c'est tout !
Zhou(Octobre 2007)
Zhou(Octobre 2007)
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